Je ne suis pas un pur produit des écoles hôtelières. Je suis entré en restauration par hasard, en 2011, dans une sandwicherie de gare à Valence. Ce que j'y ai trouvé — le rythme, le contact, l'adrénaline du service — ne m'a plus lâché.

Ce qui m'a construit, c'est la rigueur. Deux ans et demi au sein du groupe Elior — l'un des leaders mondiaux de la restauration — comme assistant manager dans l'un des plus gros restaurants de province. Formation des équipes, gestion des stocks, indicateurs financiers au quotidien. Un apprentissage exigeant, dans un environnement qui ne laisse aucune place à l'approximation.

C'est aussi là que j'ai découvert ce que le mauvais management peut faire. Pas dans les livres — sur ma peau. Des promesses non tenues, des équipes sacrifiées, une direction qui joue les gens les uns contre les autres. Quand je suis parti, j'ai décidé de comprendre pourquoi certains managements écrasent et d'autres font grandir. Cette question ne m'a plus quitté.

La suite m'a amené vers la sommellerie. Un CQP en Auvergne, puis un restaurant semi-gastronomique en Ardèche — Le Vivarais, à Sarras. Service à la cloche, costume 3 pièces, chariot de fromages. Une institution. C'est là que le vin est devenu une vraie passion, pas juste une compétence.

Aujourd'hui je partage mon temps entre une activité de sommelier-caviste à Condrieu — dans la plus ancienne cave de la région, au contact de grands producteurs de la vallée du Rhône — et mon organisme de formation et d'accompagnement.

Foodwiser, c'est la synthèse de tout ça. La rigueur apprise dans la restauration de groupe, l'amour du vin et cette obsession de faire passer un moment dont les gens se souviennent, et une conviction profonde : la restauration mérite mieux que les managements qui épuisent les gens. Des figures comme Éric Guérin ou Florent Ladeyn montrent que l'excellence et l'humanité ne sont pas incompatibles. C'est cette direction que je veux aider les restaurateurs à prendre.

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